lundi 21 décembre 2020

Webconférence - Les femmes dans la généalogie de Jésus

 Dans les généalogies, les cultures sémitiques se réfèrent surtout aux pères et aux ancêtres masculins, mais l'histoire juive retient quatre matriarches (Sarah, Léa, Rachel et Rebecca). Matthieu, s'adressant aux chrétiens issus du judaïsme, mentionne quatre autres femmes dans la généalogie qui ouvre son évangile, venant aussi de l'histoire d'Israël : Tamar (Gen 38) et Ruth, aïeules du roi David ancêtre du messie, Batsheva, mère du roi Salomon fils de David (2 Sam 11 - 12-25), et Rahav, dont la tradition en fait l'épouse de Josué (Jos 2 et 6).

Quelle figure, quel rôle Matthieu attribue-t-il à Jésus, qu'il considère comme "son" messie, en désignant "ses” matriarches avec Marie ? Par quels chemins détournés ces femmes, grâce à leur confiance et leurs initiatives, mettent-elles le cap vers le messie ?

P. Hoffmann et Y. Bartak nous proposent de mieux connaître le rôle de ces femmes dans l'histoire de l'Alliance.

jeudi 5 novembre 2020

Une lettre du Rabbin Daniel Farhi

Deux hommes qui ne devaient pas mourir.

Les deux lectures bibliques hebdomadaires de ce shabbath nous parlent de deux hommes, plutôt deux enfants, qui ont échappé à une mort certaine. Le premier, mentionné dans la parasha Vayéra au chapitre 22 de la Genèse, est Isaac, fils d’Abraham et de Sarah. Le second est mentionné dans la haftarah (passage des Prophètes) qui accompagne cette parasha (II Rois, 4, 1-37) ; il n’est pas nommé, ni ne sont nommés ses parents. Je pense que les rabbins qui ont choisi les textes prophétiques pour accompagner la lecture hebdomadaire de la Torah, en juxtaposant ces deux récits, ont voulu nous enseigner la valeur de la vie et combien celle-ci doit être préservée quand bien même les croyances et coutumes inciteraient à la mépriser.


dimanche 1 novembre 2020

Web-conférence - Le Serviteur souffrant

A partir du livre de Bruno Charmet,  Approches juives et chrétiennes du Serviteur souffrant (Is 52-53), éd. Parole et Silence, 2019 , Liliane Apotheker, vice-présidente de l'ICCJ, et Bruno Charmet, ancien directeur de l'AJCF, dialogueront autour de cette énigmatique figure qui fascine et attire toujours une foule de croyants, juifs et chrétiens à travers deux millénaires.

Après une lecture substitutive exercée longuement par les chrétiens, les temps sont venus où juifs et chrétiens peuvent reconnaître en ce mystérieux personnage, une figure où la double lecture peut du moins être respectée et écoutée.



samedi 17 octobre 2020

Le nouveau Monde d'Hier

 "Je n'ai jamais attaché à ma personne assez d'importance pour être tenté de raconter aux autres l'histoire de ma vie. Il a fallu qu'ils se passât beaucoup de choses, une somme d'événements, de catastrophes et d'épreuves telles que rarement génération d'homme en aura vécu de pareilles, pour me donner le courage de commencer un livre qui eût pour personnage principal ou, plus exactement, pour centre mon propre moi. (...) Contre ma volonté j'ai été le témoin de la plus effroyable défaite de la raison et du plus sauvage triomphe de la brutalité qu'atteste la chronique des temps ; jamais - je ne le note point avec orgueil, mais avec un sentiment de honte, - une génération n'est tombée comme la nôtre d'une telle puissance intellectuelle dans une telle décadence morale.

dimanche 27 septembre 2020

Web-Conférence - Le signe de Jonas

 « Jonas dans son poisson », « Jonas maugréant sous son ricin » : ce sont les deux images que l’on retient le plus souvent de ce « petit » prophète rebelle, si marquant qu’il a sa place dans les trois religions monothéistes et est lu à Yom Kippour.

En faisant un « zoom » sur ce texte biblique qui ne compte que 48 versets et que nous aurons sous les yeux, le p. Hoffmann nous propose d’en tirer des enseignements et nous faire découvrir Jonas à travers Les Chapitres (Pirqé) de Rabbi Eliezer, pour un partage des interprétations possibles.

dimanche 13 septembre 2020

Lettre aux adhérents N°19 - Roch Hachana 5781

Chers amis,

En cette année si particulière, et malgré la difficulté ou même l'impossibilité de se rencontrer, nous privant particulièrement des grandes fêtes tant attendues par toutes les générations depuis Pessah/Pâques, nous souhaitons toutefois marquer du signe de l'espérance la nouvelle année qui s'ouvre avec Roch Hachana, que fêteront à partir du prochain shabbat les familles et communautés juives, suivie de Yom Kippour (le 27 septembre) et Souccot (les 2 et 3 octobre).

Alors que la maladie aggrave une tendance de notre société à éloigner et isoler, nous espérons qu'ils pourront se retrouver nombreux et protégés pendant cette longue période de célébrations, jeûnes et moments de méditation et de prière, jusqu'à l'ouverture du nouveau cycle de lecture de la Torah, le 10 octobre (Sim'hat Torah).

Pendant la même période, les chrétiens pourront, par leurs lectures liturgiques, accompagner le peuple juif priant et célébrant le rapport au Père et à son prochain, sur le chemin du pardon dans la miséricorde infinie de Celui qui ne demande rien d'autre que chacun de nous "pense aux commandements et ne garde pas de rancune envers le prochain, pense à l'Alliance du Très-Haut et soit indulgent pour qui ne sait pas." (Ben Sira le Sage, 28, 7), qu'il soit ouvrier de la première ou de la onzième heure.

C'est un peu comme si, même sans se le dire ou s'en rendre compte, l'Eglise se souvenait de ses racines en suivant le parcours de sa sève montante.

mercredi 22 juillet 2020

A découvrir jusqu'à la fin du retour

La période de confinement a été propice à la découverte de nombreuses productions diverses et variées, à tel point que le temps a finalement manqué pour les découvrir toutes.
Si vos promenades virtuelles vous ont amené jusqu'à cette page, nous vous proposons cette sélection de quelques interventions mises en ligne ici ou là.

mercredi 1 juillet 2020

Abonnez-vous à la chaîne Jésus Thora proposée par le rabbin Philippe Haddad



En plus de la chaine ULIF TORAH que nous avons déjà proposée,
le rabbin Philippe Haddad ouvre une nouvelle chaine thématique
dédiée à la lecture croisée des textes de la Bible et des Evangiles
dans l'esprit du dialogue non-prosélyte et non-syncrétique
qu'il développe entre Juifs et Chrétiens depuis de nombreuses années

Découvrez son projet en cliquant sur la video ci-dessous



jeudi 25 juin 2020

Une interview du Fr. Louis-Marie Coudray depuis Abu Gosh

Grandes Interviews

 

 

Frère Louis-Marie Coudray

Supérieur du Monastère bénédictin d’Abu Gosh

et ancien Directeur des relations avec le Judaïsme au sein de la Conférence des Évêques de France


 
Rencontre du Jeudi 25 juin

jeudi 18 juin 2020

Une lettre du Rabbin Daniel Farhi


Anthropomorphismes.
Qui n’a pas une fois dans sa vie rencontré cette citation de Voltaire (Le sottisier, XXXII, 1880) : « Si Dieu nous a faits à son image, nous le lui avons bien rendu » ? Il est à noter que cet ouvrage – Le sottisier – n’a été édité que plus de cent ans après la mort de son auteur (en 1778), tant il n’y attachait aucune importance : il s’agissait de courtes pensées plus ou moins ironiques, facétieuses (on dirait aujourd’hui des bons mots), que Voltaire jetait sur un carnet sans envisager de les publier un jour. Il n’empêche que certaines d’entre ces pensées donnent à réfléchir au moins autant qu’un traité de philosophie.
C’est le cas pour la citation que je propose aujourd’hui à votre attention.